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La dyspraxie devrait être dépistée le plus tôt possible, pourtant cela est rarement fait. Pourquoi ? :parce que c'est une pathologie très méconnue et dont les symptômes sont banalisés. (l'enfant est en retard, il ne s'applique pas, il n'est pas motivé, il n'est pas intelligent, il a des problèmes psychoaffectifs..) Il faut donc obtenir un diagnostic précis et spécialisé. Ce qui n'est pas toujours facile ! où s'adresser ?


Le diagnostic

Qui peut faire le diagnostic ?

  • Un médecin : neuropédiatre, pédiatre, médecin de rééducation, médecin scolaire,
  • Un psychologue (neuropsychologue, psychologue scolaire),
  • Une équipe pluridisciplinaire (psychomotricien, psychologue, médecin par ex dans un CMPP, un CAMSP)

A quelle occasion ?
Cela dépend de l'âge et de l'intensité des troubles , mais le dépistage peut avoir lieu :

  • Lors de bilan systématique dans le cadre de la surveillance de l'évolution d'anciens prématurés, ou lors de séquelles de lésions cérébrales,
  • A l'école maternelle, lors du bilan de GS ou au CP en cas de gros retards surtout graphiques,
  • Lors de redoublements ou d'échec scolaire important.

Les examens nécessaires :

Les dyspraxies sont des pathologies encore méconnues et dont les répercussions ne sont pas toujours comprises par tous les professionnels de la santé. Il est donc important de s'adresser à des centres référents (bien que les délais soient longs.)..

  • On peut s'adresser à un neurologue (qui pourra demander une IRM, un EEG ... selon les cas),
  • On peut s'adresser à un neuropsychologue pour avoir une évaluation neuro-psychologique et ainsi déterminer le type de dyspraxie en cause,
  • Un psychologue fera une évaluation psychométrique WPPSI (avant 6 ans) ou WISC (aprés 6 ans) parfois le Kabc. Ces tests permettent de montrer que :
    • les épreuves nécessitant des compétences practo-spatiales sont pathologiquement échouées.
    • les épreuves qui ne sont ni gestuelles ni spatiales (ex: épreuves verbales, mnésiques, conceptuelles et raisonnementales) sont plutôt bien réussies.


Le psychologue s'il connaît la dyspraxie pourra alors faire ressortir que les difficultés de l'enfant sont dues à des troubles praxiques, et non pas à une déficience mentale ou une immaturité, interprétation qui serait très pénalisante pour l'enfant.

  • Il faut également prévoir un suivi ophtalmologique et orthoptique,

Mais il est difficile de trouver des spécialistes en neuro-vision, la dyspraxie visuo-spatiale

"est peu connue" des spécialistes classiques. Peu de services ophtalmologiques pédiatriques hospitaliers sont spécialisés.Pourtant, il faut prendre en compte la dyspraxie visuo-spatiale lors des examens et lors des rééducations pour nystagmus ou strabisme.

 

  • S'adresser à un médecin de rééducation fonctionnelle qui fera le lien entre les différentes pathologies
 

 Petit glossaire

CMPP : Centre Médicaux Psycho Pédagogiques

IRM : Imagerie par Résonance Magnétique

il ne faut pas bouger pendant l'examen, les enfant sont brièvement anesthésiés, mais cette technique ne permet pas de voir les dysfonctionnements juste les anomalies ayant une traduction anatomique.

Centres référents : centres de consultation multidisciplinaire, attachés à des équipes hospitalières universitaires.

des synthèses médicales concernant des enfants dys (contribution de Corydis Aquitaine, 785 ko)

 

 

Evaluation psychométrique : permet de calculer le QI, pour un enfant dyspraxique , il y a dissociation entre le QI verbal et le Qi de performance, au profit du verbal.

Explications des sub-tests du QI par rapport aux différents troubles cognitifs. Echelle verbale puis échelle de performance

Rapport IGAS-IGEN évaluant les dispositifs médicaux-sociaux et sanitairesparticipant à la détection, au dépistage, au diagnostic et à la prise en charge des troubles spécifiques du langage.

Incidences des troubles neurovisuels sur la fonctionnalité de l’écrit. Laurence COTARD,orthoptiste

Strabisme : déviation des axes oculaires, qui ne sont plus parallèles (ils convergent ou divergent)

Nystagmus : Mouvement oculaire composé de 2 phases, l'une est faite d'un dépacement lent dans une direction et l'autre réalise une saccade rapide en sens inverse; ce qui entraîne une gêne au niveau de la perception visuelle.L'enfant victime d'un nystagmus adopte une position particulière toujours la même pour bloquer son nystagmus, il arrive alors à fixer (ex : stabiliser son regard sur l'écran de télévision) Il ne faut surtout pas l'en empêcher ou croire qu'il détourne le regard, refuse la tâche ou est insolent !

En savoir plus sur les effets du nystagmus :

Le site notre nystagmus et la liste de diffusion corespondante

 

 

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