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Le droit à compensation
Proposition de Loi rénovant la politique de compensation du handicap
Un document de 28 pages à télécharger sur www.senat.fr
Ci-joint une tentative de résumé du projet de Loi sur la
compensation du handicap (réforme de la Loi d'orientation de 75)
que j'ai emprunté sur la liste intégration scolaire (merci
Pierre) pour essentiellement, son volet intégration scolaire.
Résumé rapide pour mesurer les changements à venir,
en particulier dans les pratiques des commissions (CCPE, CCSD, CDES…
et COTOREP)
Architecture du texte.
3 objectifs : compensation, intégration et
simplification
Sortir la compensation de la logique d’assistance pour la placer
sur le terrain du droit et de l’égalité des chances.
Assurer une véritable liberté de choix de vie. Donner aux
personnes handicapées un interlocuteur unique charger de coordonner
les interventions des différents acteurs.
Exposés des motifs
Chapitre 1 Principes généraux
Chapitre 2 Du droit à la compensation
Chapitre 3 De l’accessibilité
Chapitre 4 De la scolarité des enfants et adolescents
Chapitre 5 De l’emploi
Chapitre 6 Des établissements
Chapitre 7 Dispositions diverses
Article 1 Le concept central du texte apparaît dès les premières
lignes : la liberté du choix de vie (soins éducation formation
orientation). Le handicap psychique est reconnu comme tel. La prévention
et le dépistage précoce constituent une obligation nationale.
Article 2 l’Etat est garant du droit à la compensation des
conséquences du handicap.
Article 5 Création des Agences Départementales
du Handicap. Groupement d’Intérêt Public (Etat
département, CPAM, CAF) sous la tutelle du Préfet. Un Conseil
d’Administration (Etat, département, maires, CPAM, CAF, associations)
pilote l’agence.
Elles ont pour mission de définir avec la personne handicapée,
ses parents ou son représentant légal, les moyens propres
à assurer la, réalisation de son choix de vie.
Chaque agence dispose d’une COMMISSION D’INTEGRATION
dont les décisions sont instruites par une équipe pluridisciplinaire
(composition définie par la convention du GIP)
Elle regroupe les compétences actuellement dévolues aux
CDES et COTOREP. Elle siège donc alternativement sous la forme
de commission départementale d’intégration scolaire
ou de commission départementale d’intégration professionnelle
et sociale.
La commission est composée de représentants de la DDASS,
des Services sociaux départementaux, de la CPAM, des associations
S’y ajoutent l’IA et des représentants d’établissements
ou le DDTEFP, des représentants d’établissements et
d’organisations syndicales, suivant la forme sous laquelle elle
siège.
La commission est compétente pour
-Apprécier l’attribution de l’AES( ou de l’ACI)
-Désigner après avoir pris connaissance du projet de vie
de la personne les établissements ou service d’éducation
ordinaire ou spéciale correspondant aux capacités de l’enfant
(ou définir les modalités de reclassement)
Le personnel de la commission comprend des fonctionnaires d’Etat
ou de la FPT placé en position de détachement, des agents
mis à disposition, et, à titre subsidiaire,
des agents contractuels recrutés par l’agence.
Chaque agence dispose d’un service de la vie autonome chargé
de l’accueil de l’information et du conseil ainsi que de la
collecte et du versement de l’allocation compensatrice individualisée.
Article 6 Affirmation des droits fondamentaux des personnes handicapées
dans leur relation avec l’agence départementale : obligation
d’entretien préalable à toute décision, respect
du choix de vie, motivation des décisions et voies de recours.
L’enfant peut être entendu par la commission.
Article 7 Création des ESIS (équipe de suivi de l’intégration
scolaire) sur le modèle des EPSR (équipe de préparation
et de suite du reclassement). Elles assurent le suivi des décisions
de la CDIS. Elles peuvent en concertation avec les parents proposer toute
révision de l’orientation qu’elles jugeraient utiles.
Article 8 abrogation des dispositions relatives aux CDES et COTOREP
Article 12 création de l’Allocation Compensatrice Individualisée
(ACI) sans condition de ressource qui a vocation à remplacer les
diverses allocations partielles assurant à ce jour la compensation
du handicap.
L’ACI est attribué par la Commission d’Intégration
au vu d’un plan de compensation élaboré par une équipe
pluridisciplinaire. Les droit à l’ACI est ouvert à
toute personne ayant passé l’âge d’ouverture
de l’AES. L’AAH est supprimée. L’AES est prolongée
jusqu’à l’âge de versement du RMI.
Article 13 Création d’un fond départemental de compensation
alimentée par l’Etat, le département et les communes
Article 18 statut des Auxiliaires de Vie Sociale
Le chapitre IV traite des questions relatives à la scolarisation
et à l’intégration.
Article 27 réaffirmation du principe de l’obligation scolaire
des enfants et adolescents handicapés au même titre que tous
les autres et de la priorité donnée à l’intégration
individuelle en milieu ordinaire. Les dépense d’enseignement
et de première formation professionnelle sont à la charge
de l’Etat.
Avec, tiens, là encore, cette coquille (?) qui transforme le Ministère
de l'Education Nationale en Ministère chargé de l'Education
(paranoïa passagère du rédacteur)
Article 28 Pérennisation du statut des AIS.
Les établissements peuvent faire appel à un ou plusieurs
AIS chargés de l’accompagnement individuel ou collectif.
Ils sont mis à disposition par des services d’AIS conventionnés
avec le Rectorat. L’Etat contribue à leur financement. Décret
à paraître (missions qualification).
Article 29 Formation initiale des enseignants à la question du
handicap à l’école.
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