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Ergothérapie et dyspraxie visuo-spatiale
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Sur le site de la MAE et sur le journal S.A.U n°114 - décembre 2003, un article sur l'ergothérapie : une discipline à connaître et des informations sur la dyspraxie visuo-spatiale extraits d’un livret réalisé en 2001 par une stagiaire ergothérapeute. La jeune femme cherchait alors un moyen de sensibiliser les enseignants sur la dyspraxie visuo-spatiale.


pour lire sur le site de la MAE : l'article sur l''ergothérapie : une discipline à connaître et la dyspraxie visuo-spatiale
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« La dyspraxie visuo-spatiale est une pathologie propre aux enfants, mais malheureusement encore peu connue et donc pas systématiquement diagnostiquée. Or, comme nous allons le voir, elle a des conséquences importantes sur la vie quotidienne de l’enfant, et notamment sur sa scolarité. Si elle est ignorée, on peut croire l’enfant « en retard », malhabile ou simplement de mauvaise volonté, alors qu’il sera bien souvent brillant. »

Qu'est-ce que la dyspraxie visuo-spatiale ?
Pour réaliser une action, la seule motricité des muscles ne suffit pas, il faut une gestion très précise, et très particulière à l’action, de tous les mouvements dans le temps et dans l’espace. Cette gestion, réalisée par le cerveau, s’apprend dans la petite enfance au fur et à mesure des expériences et des essais répétés. S’inscrit ainsi dans le cerveau une série de « fiches techniques », qui, une fois créées, ressortiront automatiquement. On trouve par exemple les « fiches » faire du vélo, écrire, s’habiller, porter une cuillère à la bouche, etc…

La dyspraxie, c’est donc une « mauvaise perception » entraînant de « mauvaises fiches » - due à un dysfonctionnement ou une lésion cérébrale.
Si des « fiches techniques » manquent ou sont incomplètes, certains gestes ne seront pas automatiques et demanderont donc beaucoup d’efforts cognitifs et de concentration, pour finalement être réalisées maladroitement et souvent de façon erronée. »

Note : il est important de bien comprendre qu’il s’agit là d’un mauvais fonctionnement cérébral, et non d’un trouble moteur. De même, il ne s’agit en aucun cas d’un retard mental ou d’un trouble du comportement. Enfin une dyspraxie est irrémédiable : on ne la guérit pas, on ne fait qu’y pallier.

« Pour la dyspraxie visuo-spatiale, on peut dire que ce sont les « fiches techniques » concernant la vision et l’espace qui ont été touchées.
Ce qui est fondamental, c’est que l’enfant dyspraxique se rend souvent compte de ces troubles par le biais de ses erreurs. C’est ce que l’UNESCO appelle le Syndrome de discordance entre l’acte voulu et l’acte réalisé ; L’enfant connaît son but, les étapes pour y parvenir et a la volonté d’y arriver, mais n’atteint pas son résultat. »

Quels peuvent-être les indices ?

À la maison :
- inattention visuelle quand il était bébé (objets qui bougent, livre d’images…)
- désintérêt pour les jeux de construction (cubes, puzzles, légos, etc…)
- désintérêt pour la télévision : il ne retient que les dialogues, les sons, les musiques.

Difficultés scolaires dans les apprentissages suivants :
- graphisme dès l’âge de 3 ans
- exploration d’une image
- activités manuelle (coller, découper, colorier…)
- lecture et écriture
- arithmétique (dénombrement, pose des opérations…)
- utilisation des outils scolaires (règle, rapporteur, et même le cahier.)
Ce qui est préservé :
- le vocabulaire spatial
- la mémoire
- se repérer dans l’espace réel sans faire appel à la vision (bruits, odeurs…)
- les matières ne faisant pas appel à l’écriture (histoire, géographie…)
- le langage qui est souvent très élaboré (on parle même d’hyperverbalisation
- l’intelligence, la logique, le raisonnement.

Comment réagir ?
Si l’enseignant note plusieurs indices précédemment cités, il convient d’en faire part à un professionnel de santé.
Une fois le diagnostic établit, le travail entre les thérapeutes et les enseignants se mettra en place pour adapter au mieux la scolarité de l’enfant :
- adaptation de la méthode d’enseignement en privilégiant l’apprentissage oral.
- intégration de l’ordinateur (avec le clavier caché pour éviter le contrôle visuel nocif) : l’apprentissage est long (1 an pour apprendre et 2 ans pour l’automatiser) mais très efficace pour une intégration en milieu scolaire « normal ».
- orientation de l’enfant vers des études littéraires, si la scolarité se déroule bien.

 

 
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