Retrouvez le témoignagne de Anne-Fanette et Alex CASTAGNIER dans le livre "Je n’ai pas dit mon dernier mot - Le combat d’une mère" paru aux Editions Nombre7 en Décembre 2018.

Extrait :

« - Alors maman, je suis normal ?

Ces mots me cassent en deux, je me demande ce qui se passe dans sa tête, je sais qu’il souffre, mais quelque part, cette souffrance le fait mûrir, comprendre plein de choses, accepter la différence, ne jamais juger…, essayer d’aider les autres au lieu de les enfoncer et s’accrocher, ne jamais s’avouer vaincu… Je réponds tendrement :

- Tu es plus que normal, mon chéri, tous ces examens le prouveront. Tu verras.

Puis je reprends :

- Il y a juste un petit rien qui ne fait pas son travail dans ta tête, mais ce n’est pas grave. On peut vivre avec. Il faut juste être un peu plus courageux que les autres, mais tu l’es, alors il n’y a pas de problème.

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Adhérent à l’association depuis un certain nombre d’années, je tenais à faire un compte rendu peut-être utile pour les autres adhérents de l’ensemble des difficultés et des moyens mis en œuvre pour les contourner et pour gérer un dyspraxique. Il existe de nombreux témoignages concernant les jeunes dyspraxiques mais beaucoup moins pour ceux qui se retrouvent dans les études supérieures.

Le dyspraxique s’appelle Jean Pierre (prénom fictif), je suis son grand-père et pour des raisons conjoncturelles difficiles à résumer ici je me suis chargé de son éducation scolaire a/c du CE2. Il a 23 ans à ce jour. J’ai été professeur agrégé de sciences physiques.

Jean Pierre a toujours été intéressé par les sciences. Très passionné par les études il a toujours été un très bon élève 12 félicitations sur 12 jusqu’en 3ème. A la fin du cycle 4 on commence à se rendre compte que sa dyspraxie va lui jouer des tours même si jusqu’ici il a compensé le trouble. Il n’a bénéficié de 1/3 temps seulement pour le DNB. En seconde on oublie le tiers temps, il passe en 1ère S. Résultats toujours élogieux mais…écrit de français du bac. Il obtient 6/20 ! Douche froide. Les copies récupérées au rectorat montrent que le(la) correcteur(trice) n’a pas lu, trop pénible, écriture trop difficile à déchiffrer. Je reprends la copie sur ordinateur et la confie à un ami professeur de français pour la corriger sans lui en indiquer les raisons. Il la note à 14/20. Conclusion, ne pas hésiter à faire appel à un secrétaire dans le cas des dyspraxiques et pour les examens. Cette note plombe les résultats finaux mais le bac S est obtenu avec mention B à l’aide d’une AVS pour la copie (18/20 en SVT !).

Jean Pierre est maintenant passionné par la SVT (= sciences et vie de la terre). Pour travailler l’habileté pratique qui fait naturellement défaut aux dyspraxiques, il opte pour une formation en IUT génie biologique. Les deux ans de formation se passent plutôt bien avec un 1/3 temps plus ou moins accepté. Il faut expliquer le problème et convaincre les professeurs de l’origine de la lenteur. Au final il termine 5ème d’une promotion d’environ 70. C’est gagné, mais avec un travail plus intense que la moyenne.

Jean Pierre veut alors se réorienter en cycle long pour faire éventuellement de la recherche (doctorat) ou de l’enseignement (CAPES) il n’est pas encore fixé. Sa demande à  l’université Lyon 1 est acceptée en 2ème année de licence SVTU (il aurait pu être admis en 3ème année dans d’autres académies mais il voulait se mettre à niveau en géosciences). Les 2ème et 3ème années de licence se passent sans problème, travail continu et intense. Il est dans les 5 premiers de la promotion et a toujours beaucoup d’intérêt pour la biologie et la géologie socles de cette licence.

Jean Pierre a maintenant comme seule option le master MEEF enseignement (la filière recherche est bloquée). Il se passionne pour l’enseignement, en mars il passera l’écrit et en juin les oraux. Il passe trois concours blancs  avec l’aide de secrétaires différentes mais compétentes, c’est une première dans cette filière. Tout se passe bien, résultats prometteurs il est dans les 10 premiers d’une promo de plus de 60 regroupant Lyon et St Etienne.

L’écrit du CAPES réel arrive, la secrétaire fournie par l’IA  n’est pas compétente scientifiquement, elle souffre d’une arthrite de la main,  il doit expliquer, épeler  perdre beaucoup de temps, « Je n’ai pu dire que 50% de ce que je savais » me dit-il à l’issue des épreuves. Nous faisons un recours immédiatement auprès de l’Inspection Académique, sans réponse. Il fait finalement partie des 40% qui sont admissibles à l’écrit (on s’apercevra plus tard que c’était juste). Convoqué aux oraux à Paris du samedi au lundi, il passe l’oral 2 le dimanche matin et l’oral 1 le lundi après-midi. Plutôt émotif et malgré les nombreux entraînements les idées se percutent dans sa tête. Ses prestations sont honorables mais insuffisantes, il lui manque 4.34 points sur 120 pour être admis.

Très grosse déception liée comme on peut s’en apercevoir à sa dyspraxie et à une erreur de l’administration.

Courrier recommandé à l’IA expliquant à nouveau les circonstances de l’examen et ses conséquences et si persistance de non réponse contact avec les « défenseurs des droits ». On en est là.

Ce témoignage est fait pour montrer les difficultés rencontrées par un dyspraxique en particulier dans la scolarité. Elles existent à tous les niveaux et il faut constamment se battre pour faire valoir ses droits. Nous sommes très intéressés par vos témoignages, réactions ou vos conseils car il faut maintenant repasser le concours dans une conjoncture encore moins favorable  concernant le nombre de postes.

Pour ceux qui pourraient s’étonner  qu’un dyspraxique puisse enseigner, il faut savoir que maintenant tout se fait numériquement par diaporama préparés en amont. Pour Jean Pierre de nombreux stages en situation se sont déroulés sans difficulté majeure (lycée).

Nous réfléchissons à la façon de mieux appréhender le concours : gestion du temps, émotivité, clarté du discours et élocution. On recherche actuellement des spécialistes pour pallier ces difficultés.

Varisius

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"Manon est née prématurée à 7 mois et ½. Après 3 semaines en néonatalogie, tout allait bien, elle évoluait normalement et prenait du poids… A l’âge de 2 ans on l’a mise à la crèche. Elle commençait alors à marcher mais elle ne se mettait pas debout toute seule.  On nous avait dit à l’époque qu’elle avait une hypotonie générale. La crèche nous a alors demandé de consulter une psychomotricienne, ce qui nous a conduits à un suivi pluridisciplinaire (kinésithérapeute, orthophoniste) au CAMPS (Centres d’Action médico-sociale précoce). Malgré la bonne prise en charge par les spécialistes, nous ne comprenions pas la cause du manque de tonus généralisé de notre fille (...)"

Lire le témoignage sur 66millionsdimpatients.org

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Marianne :

"Ma fille Maï-Linh est née grande prématurée. On ne lui donnait que 15 jours à vivre, aujourd’hui elle a 15 ans. Cependant, cette naissance prématurée a entrainé de multiples troubles DYS puisqu’elle est dyspraxique, dyslexique, dysorthographique, dyscalculique et avec des troubles de l’attention. (...)"

Maï-Linh :

"J’aimerais faire plein de choses quand je serai grande ! J’ai envie de réussir dans la vie, déjà parce que beaucoup de gens ne croient pas en moi et j’ai très envie de leur prouver, à eux et aussi à moi-même d’ailleurs, que je peux y arriver malgré mon handicap. Je risque peut-être de m’épuiser mais pour l’instant je garde la foi et je suis assez résistante ! (...)"

Lire le témoignage sur 66millionsdimpatients.org

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« Pourquoi il faut adhérer. Voici notre petite expérience que nous souhaitions vous faire partager.

Nous avons eu le même parcours que la majorité d'entre vous donc je ne vais pas rentrer dans les détails (Questionnements, Bilans, incompréhension, diagnostics, spécialistes, balades à droite puis à gauche etc etc....)
1er dossier MDPH monté par nos soins AVEC les bilans, projets de vie etc...REJET DE LA MDPH.
Entre temps nous avons adhéré à DMF afin de confronter les points de vue et expériences.
Après avoir fait appel de la décision MDPH soit plusieurs mois de perdu, nous avons demandé de l'aide à DMF.
Nous avons eu une personne qui a pris de son temps et de son énergie et a repris point par point le dossier que nous avons refait. Elle nous a épaulé à chaque stade. 
Seulement 1 mois après la nouvelle demande, nous avons la notification de la reconnaissance du handicap avec AVS ET AEEH.
Un très grand merci à Sandrine B pour son aide et son empathie !!!

Merci à DMF. Nous n'y serions pas arrivé seuls »

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Petit message destiné aux parents de jeunes enfants dyspraxiques. Mon fils a désormais 21 ans, en regardant le chemin parcouru, je peux dire qu'avec du courage, de l'obstination, de la bienveillance, de nombreuses rééducations, un enfant dyspraxique peut avoir une vie comme les autres et se construire un avenir.  Bon vent à tous.

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Monsieur le Président de la République Palais de l'Elysée
55, rue du faubourg Saint-Honoré 75008 Paris

M...., le 28 juin 2015

Monsieur Le Président de la République,

Nous souhaitons, par la présente, témoigner de la situation que nous avons vécu et vivons pour notre fils V., âgé de 12 ans, pour les raisons résumées ci-après.

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Témoignage de Françoise Cailloux, Fondatrice de Dyspraxique Mais Fantastique

Je suis la maman de Benjamin  porteur d'une dyspraxie visuo-spatiale constructive associé à un nystagmus (avec un trouble de la motricité globale : trouble de l'acquisition de la coordination TAC), Benjamin est notre premier enfant et nous n'avions pas réalisé qu'il avait un retard moteur, le médecin de PMI avait diagnostiqué un nystagmus aux yeux.

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Ci-dessous, le témoignage de la maman de Malia, présenté lors d'une CDAPH en juillet 2012.

Malia est née en 2003. Elle est autiste. Alors pourquoi ce témoignage sur un site de dyspraxie ? Pour vous montrer combien nos parcours sont similaires dans leurs difficultés.

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Bonjour, je m'appelle Emmanuel, je suis âgé de 25 ans et je trouve le site consacré à la dyspraxie intéressant et enrichissant, ainsi j 'ai décidé de vous relater mon parcours , ponctué de certaines difficultés inhérentes à la dyspraxie, mais aussi révélateur des réelles possibilités d'apprentissage et de réussite des dyspraxiques, si ils prennent conscience de leur potentiel.

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Témoignage de Julien

Bonjour à tous les parents, je m'appelle Julien et j'ai 20 ans. Apres quelques semaine d'interruption je vous réécris pour vous donnez de mes nouvelles et pour vous encourager, vous, parents d'enfants dyspraxiques. J'ai réussi mes examens j'ai 78%. Je suis doué en comptabilité et j'aimerais en faire mon métier.

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