FDMF - Fédération Dyspraxique Mais Fantastique

Actualités

Dossier MDPH  : documents complémentaires (facultatifs) | FDMF - Fédération Dyspraxique Mais Fantastique
2026-02-10 Dossier MDPH : documents complémentaires (facultatifs) Dossier MDPH : documents complémentaires (facultatifs) Dans le cadre d’une demande auprès de la MDPH/MDA, des documents complémentaires facultatifs peuvent être joints au dossier afin de mieux décrire une situation de handicap liée à des altérations des fonctions mentales, cognitives ou psychiques, notamment dans le cadre des troubles du neurodéveloppement (TND). Ces documents : ne sont pas obligatoires ; ne conditionnent pas la recevabilité du dossier ; ne peuvent pas être exigés par l’administration. Ils viennent en appui du formulaire de demande et du certificat médical pour mieux expliciter les difficultés rencontrées et les besoins d’accompagnement. Documents à télécharger Questionnaire complémentaire – Partie médecin 👉 https://www.monparcourshandicap.gouv.fr/sites/default/files/2026-02/Questionnaire%20complémentaire%20au%20formulaire%20de%20demande%20à%20la%20MDPH%20et%20au%20certificat%20médical%20pour%20les%20personnes%20en%20situation%20de%20handicap%20liée%20à%20des%20altérations%20des%20fonctions%20mentales-Partie%201%20médecin_1.pdf Questionnaire complémentaire – Partie personne concernée / entourage 👉 https://www.monparcourshandicap.gouv.fr/sites/default/files/2026-02/Questionnaire%20complémentaire%20au%20formulaire%20de%20demande%20à%20la%20MDPH%20et%20au%20certificat%20médical%20pour%20les%20personnes%20en%20situation%20de%20handicap%20tnd-Partie%202%20entourage_0.pdf
20 ans après ou en sommes-nous ? | FDMF - Fédération Dyspraxique Mais Fantastique
2025-03-02 20 ans après ou en sommes-nous ? Bonjour Mesdames et Messieurs, Je souffre de divers troubles DYS (dysorthographie, dysphasie, prosopagnosie, … de trouble dyspraxique des membres inférieurs et supérieurs engendrant, de manière constitutionnelle, de la dystonie) depuis ma naissance. Après un parcours extrêmement long et difficile de sociabilisation, de scolarisation, d'entrer dans le monde du travail… et de vaines tentatives de mettre en place un parcours de soins (j'y reviendrai ultérieurement, d'où mon écrit et ma demande d'accompagnement), je me suis retrouvé courant septembre 2024 dans l'impossibilité de pouvoir travailler, d'être autonome ou même de vivre seul. J'ai enfin, après un parcours de 3 ans de bataille, obtenu une ALD 100 %. Avant, grâce au Docteur…, je bénéficiais d'une ALD non exonérante me permettant l'octroi de VSL. Mon parcours est particulièrement onéreux : en effet beaucoup de thérapies (ergothérapie, thermothérapie, psychomotricité ou plus onéreuse encore neuropsychomotricité …) ou de support technique (machines de rééducation, exosquelette, TENS, vaisselle adaptée, aide humaine, auxiliaire de vie, brosse à dents à Y… logiciel de reconnaissance vocale puissante et adaptée avec matériel adapté) ne sont pas pris en charge (je ne bénéficie même pas de CMI ou d'aide technique à l'aménagement du véhicule). À compter du 19 février, je serai contraint d'aller vivre chez mes parents en chambre hospitalisée/médicalisée. Au vu de la multiplicité de mes troubles et de ma perte quasi complète d'autonomie/indépendance, je suis contraint de délégués de plus en plus jusqu'à n'avoir à me concentrer, exclusivement, qu'aux soins et au repos. C'est dans cette optique que je viens vers vous pour chercher de l'aide et de l'accompagnement. Je suis submergé de choses à réaliser et ne sais plus comment prioriser, notamment toutes les batailles à mener envers la CPAM et la MDA/MDPH. J'aurai ma première consultation en rééducation le 17 mars et au centre antidouleur le 24 juin. En vous remerciant, je vous souhaite, Mesdames et Messieurs, à vous ainsi qu'à tous les membres de votre association, une excellente semaine et beaucoup de courage pour cette année 2025,
20 ans après ou en sommes-nous ? | FDMF - Fédération Dyspraxique Mais Fantastique
2025-02-15 20 ans après ou en sommes-nous ? Bonjour, voici le parcours de ma fille : Marie a 31 ans. Elle a été diagnostiquée dyspraxique avec dysgraphie, dyscalculie, dysorthographie, trouble de l’attention, de la concentration, de l’organisation. Pendant 10 ans, elle a fait des séances d’ergothérapie, orthophonie, psychomotricité, psychologue. En CP, un PPS a été mis en place avec quelques adaptations plus ou moins respectées. Les instits ont été, soit compréhensifs, soit rejetant. En 6e, elle est assistée d 1 AVS. Certains profs ne l’acceptent pas. Elle est dispensée de sport et technologie. En 3e, elle est gravement malade avec chimio. Elle continue le collège avec 1 homme de 63 ans, inflexible, pas aidant ni empathique comme AVS. Les profs ne sont compréhensifs. Elle réussit à avoir son brevet des collèges. En BEP, plus d’AVS, mais un ordinateur. Le harcèlement scolaire a commencé malgré l’explication de son handicap, menace de plainte… Elle a son BEP. Elle continue en 1re, terminale, mais arrête 3 mois avant le Bac. Psychologiquement, elle n’en pouvait plus de ce harcèlement permanent, de l’isolement, des difficultés d’apprentissage, de la non-coopération des professeurs. Son rêve était d’être aide-soignante. Elle a réussi à faire l’école d’aide-soignante avec difficulté, mais elle a eu son diplôme. Ses premières expériences professionnelles ont été compliquées dues à son trouble de l’attention, organisation, fatigabilité. Puis, elle a trouvé un poste dans un service de soins à l’hôpital. Ses collègues étaient compréhensives et acceptaient sa lenteur, la désorganisation, mais la cadre, non. Elle est allée en salle de réveil, mais dans le cadre pas sympa. Elle est allée au bloc opératoire où le harcèlement par ses collègues a commencé. Elle était trop gênée par ses troubles. Et la cadre ne voulait pas tenir compte de son handicap alors que Marie lui avait expliqué. À noter qu’elle est à la MDPH depuis ses 6 ans et qu’elle est RQTH. Donc le médecin du travail lui a mis des restrictions : pas de travail en 12h, pas de travail de nuit et lui a demandé 1 poste adapté. Elle est devenue aide-kiné. Elle a expliqué à ses collègues kinés en quoi consister son handicap. Le 1er kiné ne l’a jamais accepté et à voulu la frapper avec un autre collègue. Il est connu pour être violent. Elle est allée travailler avec l’autre kiné. Marie a de nouveau expliqué qu’elle avait besoin d’être encadrée. Ses cadres ont dit que ses collègues n’étaient pas ses parents et qu’elles ne tenaient pas compte de son handicap. Le 2e kiné la harcèle depuis 1 an. Il lui a dit qu’elle était nulle, que personne ne l’aimait inutile... Elle est en arrêt de travail depuis 2 mois. Elle a été convoquée par la DRH qui a été ignoble : qu’elle soit RQTH n’est pas pris en compte, tout est de sa faute, elle doit apprendre la définition de harcèlement, qu’elle reste en arrêt de travail pas de poste pour elle... La vie est très résumée, car il y a encore plein de choses à raconter. Je voulais dire que ma fille est forte, persévérante, résiliente avec énormément de volonté. Elle descend très bas dans son estime, mais réussit à remonter à chaque fois. Elle aime son métier, à un relationnel exceptionnel avec les patients. Je voulais vous dire que cette loi qui a été votée il y a 20 ans a très peu apporté à sa vie. Son handicap invisible lui "pourrit" sa vie. Et même les institutions publiques, notamment l’hôpital, ne sont même pas capables d’appliquer cette loi et de faire de l’insertion correctement. Je suis très en colère de la façon dont elle est traitée et de ce manque de considération. Merci de m’avoir lu.
20 ans après ou en sommes-nous ? | FDMF - Fédération Dyspraxique Mais Fantastique
2025-02-11 20 ans après ou en sommes-nous ? Où en sommes-nous aujourd'hui ? : - ) Nous en sommes que chaque jour est une bataille. Il a fallu que je travaille la nuit de nombreuses années pour pallier au handicap de mon fils qui est concerné par une dyspraxie qualifiée de " Moyenne à sévère «. Aujourd’hui, je travaille de nouveau la journée car je me suis épuisée à ne pas accéder au repos durant plus de 7 années. Ce qui sous-entend que je laisse mon fils davantage en autonomie, avec ses conséquences. C'est-à-dire des manquements, oublis, défauts d'organisation et de planification. Il a fait des progrès grâce à une psychomotricienne qui lui a appris à faire ses lacets, Suite à une humiliation en cours de sport où le professeur lui a demandé de faire immédiatement ses lacets et ce à quoi mon fils avait répondu " je ne sais pas les faire". Cela avait donné lieu à des moqueries puisque l'attitude du professeur a été de renforcer sa dévalorisation qu'il s'inflige lui-même en lui disant " À 14 ans tu ne sais pas faire tes lacets c'est pas possible ça ". Certains des élèves se sont esclaffés quand d'autres se sont agacés de cette réaction. Nous en sommes qu'il a progressé, sans casier, avec 3 cartables, 1 pour les affaires scolaires, 1 pour l'ordinateur, 1 pour les affaires d'atelier. Il n'y a pas de casier disponible, il faut tout porter. Il n'y a pas non plus d'ordinateur fourni par le lycée en dépit de notification mdph à jour et valide jusqu'en juillet 2025. Je lui ai acheté un ordinateur. Nous en sommes que le jugement est en fonction du degré d'humanité du professeur en face, sa formation en dys ou pas, sa spécialité en matière, sa patience etc.......Le déroulé des journées est influencé par la capacité d'un professeur à accepter que l'élève est en difficulté, même s'il mesure 1m74, que son handicap est invisible , qu'il tombe, se cogne et il arrive même qu'on pense qu'il veut amuser la galerie en agissant ainsi, ce qui est source de réprimandes. Nous en sommes que j'ai mobilisé pour mon fils pas moins de 9 professionnels différents que sont le neuropédiatre, la psychologue, un ergologue, une psychologue, une orthoptiste spécialisée dans les bilans neurovisuels , une nutritionniste, un podologue, une orthophoniste, une neuropsychologue , le tout sans autre personne que moi-même pour établir un lien car tout est cloisonné. Cela signifie que le parent doit, s'il veut avoir des aménagements pour son enfant, devenir un expert des dys, avoir un emploi du temps qui s'étire à l'infini, répartir, organiser, justifier, le tout pour espérer avoir des aides. L'accompagnement aide humaine est acquise et précieuse, sans quoi la scolarité de mon fils jusqu'en 3eme aurait été impossible. Les réussites de mon fils c'est d'abord qu'il soit arrivé jusqu'en 3ème, au prix de changements d'école tous les 2 ans à cause de harcèlement scolaire. Oui un enfant différent, c’est un enfant vulnérable. C'est une réalité. Son évolution, nous la devrons à son projet professionnel puisqu'il s'oriente vers un CAP travaux forestiers. Nous avons obtenu difficilement une approbation du corps enseignant pour ce projet. Il y était opposé jusqu'à une seconde réunion au cours de la même année pour laquelle il fallut se justifier des démarches entreprises et valoriser des acquis sur l'autonomie. Tout ce qui est arrivé de bon, nous le devons à sa patience, son acceptation d'être aidé, guidé. Il sort de ses journées éreintées d'avoir dû compenser. C'est aussi le garçon le plus poli de sa classe et il a un humour très développé. Il est très apprécié par son AESH. Il a intégré les scouts pour valoriser un autre rapport à l’adulte, qui était souvent bâti sur le modèle de l'école. Il y apprend l'autonomie aussi. Nous avons amélioré sa dyspraxie avec un abonnement à de l'accrobranche. Je vous remercie de votre attention.
Communiqué de presse, Dyspraxie et violence : une mise au point nécessaire suite aux déclarations de Mr Stéphane Plaza | FDMF - Fédération Dyspraxique Mais Fantastique
2025-01-13 Communiqué de presse, Dyspraxie et violence : une mise au point nécessaire suite aux déclarations de Mr Stéphane Plaza La Fédération Dyspraxique Mais Fantastique (FDMF), qui œuvre depuis 21 ans pour la reconnaissance et le soutien des personnes dyspraxiques et de leurs familles, souhaite réagir aux récentes déclarations de Mr Stéphane Plaza lors de son procès, dans lesquelles il a attribué certains comportements violents à sa dyspraxie. La Dyspraxie /TDC (trouble développemental de la coordination) est un trouble neurodéveloppemental qui affecte la coordination des gestes, la planification des actions, l’orientation dans l’espace et parfois les habiletés sociales. Ce trouble a des répercussions significatives sur le quotidien, la scolarité et la vie professionnelle des personnes concernées. Le TDC : Trouble Développemental de la Coordination (Dyspraxie) n’est en aucun cas associé à des comportements violents. Bien au contraire, les personnes dyspraxiques souffrent très souvent d’un profond manque de confiance en elles, dû aux obstacles qu’elles rencontrent, et sont généralement plus susceptibles de se montrer bienveillantes envers leur entourage que d’exprimer une quelconque violence. Les enfants dyspraxiques, en particulier, sont plus souvent victimes de harcèlement et de violences que responsables de tels actes. Ces situations accentuent leur vulnérabilité et ont un impact durable sur leur bien-être psychologique. Nous déplorons les propos tenus par Mr Plaza, qui risquent de renforcer les préjugés et de créer une confusion dans l’esprit du public. Ces affirmations erronées nuisent à la compréhension et à l’acceptation des personnes dyspraxiques, en associant injustement un trouble méconnu à des comportements qui ne lui sont absolument pas liés. À la FDMF, nous œuvrons chaque jour pour sensibiliser et informer le grand public sur la dyspraxie afin de permettre aux personnes concernées de vivre dans un environnement mieux adapté et exempt de stigmatisation. Nous appelons donc à ne pas faire d’amalgame entre la dyspraxie et des comportements individuels qui ne peuvent en aucun cas être attribués à ce trouble. Nous invitons également les médias et les personnalités publiques à faire preuve de responsabilité lorsqu’ils abordent le sujet des troubles neurodéveloppementaux, et à se rapprocher des associations compétentes pour s’assurer de la véracité des informations diffusées. La dyspraxie doit être mieux connue et reconnue, pour permettre aux personnes concernées de s’épanouir et de s'insérer pleinement dans la société, sans être victimes de fausses idées ou de préjugés injustifiés. Pour le Conseil d’Administration, Vanessa Jalabert, présidente de la Fédération Dyspraxique Mais Fantastique (FDMF) Site internet : https://www.dyspraxie.info/ Ce communiqué est à votre disposition pour diffusion auprès de vos lecteurs et auditeurs. Aidez-nous à sensibiliser sur ce trouble et à lutter contre les idées reçues.